LES TOXIDERMIES BULLEUSES

 

Sommaire

DEFINITION
ERYTHEME PIGMENTE FIXE
Les toxidermie bulleuses
SYNDROME DE LYELL
TOXIDERMIES BULLEUSES PAR PHOTOSENSIBILISATION
IODIDES - BROMIDES
INTRODUCTION
CLINIQUE
HISTOPATHOLOGIE
FORMES CLINIQUES
ETIOLOGIES
TRAITEMENT
  1. DEFINITION

On entend par toxidermies, l'ensemble des dermatoses secondaires à la prise des médicaments par voie générale. Ce sont les plus fréquents des effets secondaires des médicaments.

  1. ERYTHEME PIGMENTE FIXE

L'érythème pigmenté fixe est défini comme une éruption récurrente, laissant une pigmentation résiduelle. Il débute de manière brutale par un prurit et des brûlures localisées. Puis apparaissent rapidement une ou plusieurs plaques ovalaires érythémato-violacées ou brunes, œdémateuses, parfois vésiculo-bulleuses. Les muqueuses en particulier génitales, peuvent être touchées isolement ou avec des lésions cutanées. Il y a peu ou pas de signes systémiques.

L'évolution est favorable en quelques jours avec séquelles pigmentées. Après réintroduction du médicament, les récurrences se font aux mêmes endroits mais d'autres zones peuvent être atteintes.

Les sièges de prédilection sont les mains, les poignets et la région ano-génitale surtout la verge.

Les médicaments responsables :

Histologie :

Montre à la phase aiguë une vacuolisation des cellules basales, avec parfois une nécrose kératinocytaire, une bulle sous épidermique peut se produire avec œdème dermique et infiltrat lymphohistriocytaire périvasculaire et vasodilatation.

  1. Les toxidermie bulleuses

Des éruptions bulleuses aux médicaments plus ou moins étendues apparaissent sur une peau enflammée, érythémateuse, violine, l'apparition des bulles signale habituellement une forte allergie. Une des formes la plus sévère est le syndrome de Lyell.

Les médicaments inducteurs :

Le délai entre la prise médicamenteuse et l'apparition de réaction est compris entre 7 et 21 jours.

  1. SYNDROME DE LYELL : NECROLYSE EPIDERMIQUE TOXIQUE
  1. Définition :

Le syndrome de Lyell est un syndrome cutané grave, caractérisé par une nécrose aiguë de l'épiderme sur toute la hauteur du corps muqueux. C'est la forme majeure des toxidermies bulleuses. Les malades commençant par un syndrome de Stevens Johnson peuvent évoluer vers une nécrolyse épidermique toxique. Il s'agit d'un spectre d'affections qui partagent la même étiologie (médicamenteuse) et au sein duquel les limites sont arbitraires, définies par l'étendue de l'atteinte cutanée :

  1. Clinique :
  1. Début : brutal :
  1. Atteinte cutanée : commence parfois par un érythème diffus, plus souvent des macules arrondies, rouge sombre, diffusant en 2 à 5 jours, tandis que les décollements apparaissent réalisant l'aspect typique en linge mouillé plaqué sur la peau avec signe de Nikolsky positif, mettant à nu le derme rouge sombre suintant. L'étendue finale des décollements est imprévisible de 30 à 100 %. L'atteinte palmo-plantaire est fréquente.
  2. Signes généraux :
  1. Atteinte viscérale
  1. Evolution

Elle est défavorable dans 30 % des cas, du fait des complications infectieuses et hydroélectrolytique.

Au cours des évolutions favorables, la cicatrisation se fait dans un délai de 10 à 20 jours, au prix de séquelles cutanées pigmentées et parfois des séquelles oculaires graves (cécité).

  1. Etiologie :

Les principaux médicaments en cause sont :

  1. Traitement :

Le traitement de la N.E.T doit se faire en unité de soins intensifs spécialisés ou en centre de brûlés

  1. TOXIDERMIES BULLEUSES PAR PHOTOSENSIBILISATION

Elles sont aisément reconnues par la localisation de l'éruption sur les zones découvertes : visage, cou, dos, des mains, avant-bras, face antérieure des jambes et le dos des pieds.

La limitation nette est conditionnée par l'habillement. Deux mécanismes de photosensibilisation son classiquement impliqués :

  1. IODIDES - BROMIDES

L'administration de dérivés iodés et bromés (sirop antitussifs, pansement digestifs, …) peut provoquer une éruption caractéristique associant pustules et hyperplasie épidermique ; placards et macarons végétants parsemés de croûtes et de suintement. Ces lésions chroniques atteignent volontiers les plis.

 

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Dr MOHAMED DENGUEZLI 

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